vendredi 23 septembre 2011
23 septembre
20 septembre
Ce matin debout à 7h pour se préparer pour notre journée tour en bateau pour visiter le parc National de Mochima. On trouve de quoi boire un petit café et on mange une empanada au poulet. Sorte de beignet salé fourré avec du poulet cuit avec des épices inconnues. Très gras le bazar, mais pas mauvais du tout. Ils mangent tous ça au petit dej ici. Ca doit être pour ça qu’ils sont tous aussi gras du bidou. Puis direction l’embarcadère qui est genre à 50m de la maison, étant donné qu’il n’y a que deux rues dans le village. Là on retrouve « Le Requin », pour qu’il nous conduise dans les îles. Les gens avec qui on devait partir ne sont pas venus, du coup il faut attendre que des touristes arrivent pour ne pas qu’on prenne à trois un bateau, ce qui nous reviendrait plus cher. On décide avant de partir, de louer des masques et des tubas pour pouvoir profiter de cette mer des caraïbes comme il se doit. On s’en servira dans l’après-midi. Une fois un groupe de touristes trouvé, nous voilà partis pour la matinée à bord du bateau qui nous emmène faire le tour du parc. Il fait chaud mais on est bien arrosé à bord, donc ça va. On découvre des jolis petites criques et plages. Et tout au long de la falaise on découvre des petits autels dédiés à la Vierge Marie. Même un grotte est entièrement dédiée à la Vierge. Le Vénézuéla est un pays très croyant. Par exemple, à chaque fois que Yacinto prenait la voiture dans les Llanos, il se signait avant de commencer à conduire. Vers midi le bateau nous dépose sur « la Playa Blanca », nommée ainsi pour son sable très blanc. Cette plage est bien plus grande et jolie que celle d’hier. On repartira vers 16h30. Avec Junior on part directement avec notre masque et notre tuba. Et là, le bonheur. Jamais vu autant de poissons aussi beaux et aussi différents. Ils ont des couleurs magnifiques ! Le plus beau que j’ai vu et devant lequel j’ai bloqué au moins 10 minutes était assez petit, à peu près 4 cm, bleu nuit et tacheté de bleu fluo presque lumineux. Trop trop beau. Sinon j’ai aussi vu des murènes, vraiment pas avenantes ces bestioles. Il y avait aussi des espèces de barracudas, je sais pas trop si c’en était, mais ça y ressemblait. Pas mal d’anémones, mais pas de Némo en vue. Peut-être à Los Roques. Je ne peux pas décrire tout ce que j’ai vu mais je peux dire que j’ai vraiment bien profité de ces eaux magnifiques. Je pense que je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi beau dans mes précédentes plongées. Ici même pas besoin d’équipement ni de bouteilles. Il m’a suffit de longer les rochers pendant des heures pour trouver mon bonheur. Bon, ça m’a valut un bon gros coup de soleil sur le cul mais on va dire que ce n’est pas si grave après ce que j’ai pu voir. Le bateau est à l’heure pour nous ramener au village. En rentrant, après une douche réparatrice, on se lance dans la confection de notre repas du soir. Arépas sucrées, avec du fromage et du jambon. C’est Junior qui se met à la cuisine. Les arépas sont des sortes de galettes rondes et plates. Ils mangent ça ici comme nous on peut manger du pain. C’est fait à base de farine de maïs. On les trouve en général salées mais là Junior sait qu’on aime pas trop les salées donc il veut nous faire plaisir. On a donc été chercher tout ce qu’il nous fallait et on a donc fait la cuisine. C’était super bon. Demain on va essayer de faire une petite grasse mat, et on fera des courses pour emmener de quoi manger le midi pour ne pas devoir manger dans le petit restaurant de plage. Ce midi c’était bon mais assez cher, et on est un peu juste niveau argent pour le moment donc on va faire un petit peu attention !
19 septembre
La nuit n’a pas été aussi terrible que ce que j’aurais pu penser. Je crois surtout qu’on commence à s’habituer à ces longs voyages en car. On est arrivé vers 6h30 du matin à Puerto la Cruz. Il a fallut trouver comment se rendre à Mochima. On décide de prendre un taxi depuis le terminal de bus. C’est le plus simple et le plus rapide. Le taxi nous dépose en haut du petit village, il n’est pas assez performant pour descendre jusqu’en bas. On doit donc attendre un bus, ou que quelqu’un nous prenne bien gentiment. On décide de manger un bout sur place. Finalement un bus passe et nous voilà parti pour le village. Arrivés sur place, le village est assez désert. Il n’y a en tout et pour tout que deux rues à ce village, une place centrale et l’embarcadère pour les départs en bateau. C’est chouette. On n’a encore une fois pas fait de réservation, alors c’est une peu comme les autres jours, on demande aux posadas si on peut avoir des chambres. Sauf que là pas de bol, aucune place dans aucune posada. A ce moment là, un Vénézuéliens qui ressemble à Barracuda de l’agence tout risques nous aborde et nous propose de nous aider. Il nous trouve une petite maison à louer à la nuit. Pour 300 bolivars la nuit, on s’en sort pas trop mal. On réserve donc notre petite casa pour 4 nuits sur place. C’est sympa, pas super propre mais cool quand même. On va pouvoir se faire la cuisine et tout. On trouve une petite Licoleria pour faire le plein d’eau, de coca et de bière (oui on va pas se préiver d’une bière à 70cts quand même !). Une fois les lieux investis, les douches prises et les maillots de bains enfilés, départ pour l’embarcadère. Là pour 50 bolivars, on nous conduit sur une petite plage en bateau où nous allons passer le reste de la journée. Il y a de quoi manger et boire, c’est sympa. Dans l’aprem un orage de chaleur éclate, il pleut trois gouttes et c’est fini. On va pas se plaindre, quand on vient pendant la saison des pluies on assume ! Seul inconvénient, l’orage a amené avec lui des putains de bêtes minuscules qui piquent !! A part ce détail, on a passé une chouette première journée ici. Le soir on est trop claqué pour même penser à manger. On se couche donc tôt car demain on a prévu de partir la journée en bateau pour visiter le Parc et se faire peut-être une autre plage.
18 septembre
Aujourd’hui départ des Llanos pour rejoindre Barinas en 4x4. De là on essayera de voir s’il y a un avion direct pour Caracas pour éviter de passer encore une nuit entière dans un car. En repartant du campement, Yacinto nous fait une méga boue-planning-de-la-mort-qui-tue, ce qui le fait beaucoup rire, nous un peu moins… Il faut à peut près 5h pour retourner à Barinas. La chaleur est au rendez-vous, la clim ne fonctionne pas très bien, donc on roule toutes fenêtres ouvertes. Je me choppe évidemment un masta coup de soleil sur le bras droit. De toute beauté. On s’arrête à Montecal pour que Sab soit présentée à la maman de Junior. Si c’est pas officiel ça ! Arrivés à Barinas, on s’arrête à l’aéroport mais il est fermé, il faudra revenir vers 14h. Cela nous laisse le temps d’aller manger un bout. Après de retour à l’aéroport, on se rend compte que les billets ne sont vraiment pas chers, mais… il n’y a pas de place avant jeudi. Il n’y a qu’un avion par jour qui fait ce trajet et il aurait fallut acheter les billets en allant aux Llanos. Pas de bol Paul, on va se taper 15h de bus. Direction donc le terminal de bus, où il est temps de dire au revoir à Yacinto. Dernière fois que j’entends ses « te amo Maria ». Il est chou, il ressemble à mon papa. Enfin, en plus bronzé quand même et qui parle espagnol. Bref. Le car pour Puerto la Cruz, qui est notre prochaine destination part à 16h, timing parfait donc. Juste le temps de reprendre contact avec la civilisation et de donner quelques nouvelles à mamie et à mon loulou d’amour. Ben oui, dans les plaines du trou du cul du monde du Vénez, il n’y a pas de réseau ! Une fois tout le monde rassurés, on monde dans le bus. On a prévu pulls, écharpes, pantalons, chaussettes, parce que la clim est montée à fond les ballons et la nuit il fait super froid pendant le trajet. Demain nous serons donc à Puerto la Cruz, d’où il nous faudra rejoindre en bus ou en taxi le petit village de Mochima, où nous avons prévu de rester 4 nuits pour faire le parc National, et profiter des plages qui sont parait-il magnifiques !
17 septembre
Nuit calme et reposante. Un peu chaude mais on se fait bien à la chaleur d’ici. Rien de comparable avec ce que j’avais pu avoir en Afrique. On ne sait pas encore trop ce que va être le programme de la journée. Pour finir après le petit dej, on est partis faire un tour en 4x4, de quoi admirer encore le paysage. On va jusqu’à la vraie route, en espérant trouver un peu de réseau gsm, mais pas de bol pour moi, rien ne passe. Je vais donc être encore coupée un petit temps du monde extérieur. En espérant que mon Loulou et ma mamie ne se fassent pas trop de soucis. Retour au campement, on mange, on sieste, et puis départ pour une ballade à cheval. Il faut donc s’équiper pour monter dans les meilleures conditions. Un pantalon long ? Un sarouel fera l’affaire. Des baskets ?Les ballerines feront l’affaire. Il pleut, tant pis, il fait quand même chaud. Super chouette ballade à cheval, ça faisait longtemps que je n’avais plus monté, et bien j’aime toujours autant ça. Dommage que je sois si allergique. Enfin ici ça a été, j’avais pris la blinde d’antihistaminiques, histoire de ne pas gonfler là au milieu. Dans un moment les garçons descendent de cheval pour aller s’enfoncer dans les marécages pieds nus. Je les soupçonne, à juste titre de nous chercher un anaconda. Pour finir ils reviennent bredouilles, ce qui ne me dérange finalement pas plus que ça. Ils nous expliquent qu’à cette période, ils sont beaucoup plus difficiles à trouver parce qu’ils se tapissent au fond de l’eau et sont plus agressifs si on vient les déranger. Donc pas d’anacondas pour nous ! Puis le soir après mangé, on a été faire un petit tour dans un campement voisin, pour que Sab soit présentée à des amis de Junior. Demain on repart d’ici, ça aura passé très vite. Un petit coin de paradis…
16 septembre
Premier réveil aux Llanos, la nuit a été bonne, et aucune bête ne s’est introduite dans la chambre la nuit, donc tout va bien. Il parait que parfois les fourmiliers s’incrustent dans les chambres, quand tout le monde dort profondément et qu’il n’y a plus aucun bruit. Il est assez tôt, quelque chose comme 7h, on va donc pouvoir profiter pleinement de notre journée. Petit dej bien appétissant, à part les arepas que je n’aime vraiment pas, tout le reste était copieux et très bon. Une tite douche et hop départ en barque dans les lagunes qui se trouvent derrière le campement. Au risque de me répéter, c’était vraiment magnifique ! Au début Junior fait des grands tours avec sa barque, on comprend pas trop ce qu’il fait, jusqu’au moment où on voit sortir de l’eau un dauphin rose d’eau douce !! Je n’avais jamais vu de dauphin alors c’était vraiment chouette. Plusieurs sont autour du bateau et vont finir par nous suivre pendant un petit bout de notre ballade. En ce moment c’est la saison des pluies alors la végétation est très vaste. On peut observer des fleurs et des plantes très variées et hautes en couleurs. Le nombre d’espèces d’oiseaux est aussi impressionnant. Je regrette juste de ne pas avoir pris l’appareil photo de Jonathan pour un bien meilleur rendu sur les clichés… On croise aussi pas mal de caïmans et des tortues. Je suis quand même très impressionnée par tous les animaux qu’on peut voir ici. Après 2h et quelques de ballade on retourne au campement pour manger. Puis c’est l’heure de la sieste, ici il fait trop chaud alors tout le monde se repose au moins jusque 15h30 avant de reprendre une quelconque activité. Des hamacs sont installés pour nous dans la cour. Moi je sors mon ordi pour écrire un peu et mettre les photos un peu en ordre et je me retrouve avec tous les enfants du coin autour de moi en train de regarder ce que je fais. Je finis par leur trouver un petit jeu sympa sur mon ordi, parce que bon les Disney en français sur l’ordi c’est pas terrible pour eux ! Après ça il est l’heure de partir pour notre petit safari-piranhas ! Nous voilà embarquées Sab et moi sur le toit du 4x4 pour avoir une vue imprenable sur les grandes étendues vertes qui nous entourent. Un peu périeux quand même comme choix de place dans la voiture, car la route est toujours aussi accidentée et Yacinto prend un malin plaisir à nous brinquebaler au dessus de sa tête, se moquant de nos cris et autres plaintes ! On arrive entières à destination. Un petit pont, des bout de bois avec du fil et un hameçon, ça fera bien l’affaire. Des restes de poulet cru de midi en guise d’appât et la pêche est ouverte. A peine après avoir commencé, Junior ramène déjà sa première prise. Ca a des sacrées dents pointues les piranhas ! A le voir faire, ça a l’air tout facile. Je me lance donc en me prenant trop pour une bête alors que je n’ai jamais pêché de ma vie. Finalement, c’est pas si facile, je dois pas avoir le coup parce que les bestiaux bouffent mes appâts mais j’arrive pas à les chopper ! Au bout d’un long moment, alors que Junior en est genre à son dixième poisson, j’arrive enfin à en attraper un !! Pas peu fière la Marie ! Après je laisse le soin aux garçons d’assommer le poisson et de l’achever. Ca fait un sale bruit quand on leur tape sur la tête pour les tuer, j’aime pas trop… Juste avant qu’on ne parte, j’arrive à en attraper un deuxième. La classe quand même. Bon ok, ça grouille de piranhas par ici, mais quand même j’ai trop géré. Sab, pendant que je me tue pour nous nourrir ce soir, vide les poissons. Finalement je préfère largement les pêcher. En repartant on la chance de voir un fourmilier nonchalant. On se met à le suivre sans bruit pour essayer de faire de belles photos. Mission accomplie. Au retour on donne donc notre pêche miraculeuse à la tante de Junior pour qu’elle nous la cuisine. Super bon en tout cas le piranha. On décide de garder ses dents en tant que trophée. Comme ça quand je serai vieille, enfin encore plus que maintenant, ben je pourrais sortir mes dents de piranhas et les exhiber fièrement en disant que c’est MOI qui les ai pêchés. Après cette journée forte en émotions, on a le plaisir d’écouter un peu de musique traditionnelle d’ici, le joroko ?? interprété par Junior. Et puis on enchaine avec de la musique à fond les ballons dans la voiture de Yacinto. Le temps de danser un peu avec les gens d’ici et d’oublier un petit temps qu’on se fait bouffer par les moustiques de merde le soir. Après tout ça, c’est l’heure de dormir. Demain, on aura peut être la chance (ou pas) de voir un anaconda !