Debout aux aurores pour boucler nos sacs, prendre une petite douche et être prêtes à l’heure pour partir aux Llanos. Le rendez-vous était fixé à 7h30 mais notre chauffeur n’était pas au rendez-vous. On patiente donc devant la posada. Au bout d’une heure, ne réussissant pas à joindre l’agence et ne voyant arriver personne, on décide de se rendre directement sur place. Là on se rend compte que l’agence est fermée. Il est 9h… On ne sait pas trop comment faire. Junior décide de prendre les choses en mains et de trouver une solution pour nous. Je pense qu’il a aussi très envie de rentrer chez lui. Il finit par trouver quelqu’un qui se propose de nous conduire là bas pour le même prix que l’agence. On part donc pour les plaines avec Yacinto ! On passe par chez lui pour qu’il fasse un sac de vêtement et c’est parti pour la traversée des Andes pour arriver dans les plaines du Vénézuela : Los Llanos ! Voyage tout simplement sublime. Les montagnes sont magnifiques. On s’arrête aussi dans un lac protégé. Vraiment très très beau. A peu près 3h après notre départ, on est bloqués sur la route à cause d’un éboulement. La route sera fermée jusque 17h. Plus qu’à prendre notre mal en patience. Le temps passe quand même vite et il est déjà temps de reprendre la route. Sur le chemin, on s’arrête régulièrement pour faire des provisions pour pouvoir manger sur place, car il n’y a rien à proximité de là où on va. Il faut donc prendre des fruits, des légumes, de l’eau…On achète aussi du miel Andais pour ramener à la maison. La nuit tombe vite ici, on arrive donc à Barinas quand le soleil n’est plus là. On mange un petit bout, poulet et yuca au menu, miam. Je sais toujours pas ce qu’est le yuca, mais à mon avis c’est quelque chose comme le manioc, et vu que j’ai jamais mangé de manioc, ben voilà… On reprend la route. Sur le chemin, on s’arrête pour prendre un casier de bière et de l’eau. Ici des gens fêtent un anniversaire, on a droit à une part de gâteau et à une tite bière bien fraiche, fort agréable avec la chaleur qu’il fait. Encore au moins 3h de route ! Mais c’est super agréable, le ciel est dégagé et les étoiles sont superbes, la lune est pleine et il fait un peu plus frais que dans la journée. Au bout d’un moment on prend un chemin de terre et le trajet pour le campement s’annonce plus haut en couleurs. Il a plut énormément aux mois de Juin et de Juillet nous explique Junior, ce qui a fort dégradé la route pour arriver chez lui. Après s’être embourbés, avoir dérangé un troupeau de vaches au milieu du chemin, effrayé quelques caïmans et apeuré une famille de capibaras, nous voilà arrivés à destination. On se trouve dans un campement éco-touristique, au milieu des plaines du Venezuela, et ça c’est le kiffe total. On arrive assez tard, donc juste le temps d’installer la moustiquaire au dessus du lit avant de faire dodo. Il y a aussi des hamacs dans la chambre pour dormir, mais je bouge tellement la nuit que j’ai un peu peur de me retrouver la tronche par terre… donc j’opte pour le lit ! Le groupe électrogène s’éteint, et on peut apprécier les bruits des animaux nocturnes, de quoi laisser libre court à son imagination, vu tous les bestiaux qu’on a pu croiser sur la route…
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