lundi 12 septembre 2011

10 septembre, Bogota-Caracas, Caracas- Chichirivichi

Le vol Bogota-Caracas s’est déroulé sans embuches, juste la fatigue qui commençait à peser mais à part ça pas trop de soucis. Il ne nous restais plus qu’à passer l’immigration, récupérer nos bagages, changer de l’argent au black (pour avoir plus de Bolivars) et retrouver la navette pour l’hotel. En théorie ça parait simple. Sauf qu’en pratique, avec les 24h sans dodo, moi je n’étais pas d’une grande efficacité ! Il fallait remplir un papier dans l’avion comme à chaque arrivée dans un pays, sauf que trop la flemme à ce moment là, donc il a fallut le faire avant le contrôle des passeports. On est arrivée les premières, mais le temps de remplir le bizarre, une file monstrueuse s’était formée. Et évidemment, comme quand on va faire les courses, on n’avait pas choisi la bonne ! On a bien attendu quasi une heure ici. Déjà on avait un peu peur que nos bagages ne soient pas arrivés, maintenant on avait peur que nos bagages soient volés ! Une fois les passeports visés, il faut passer la douane et faire passer les bagages sous les portiques de sécurité, de nouveau une heure d’attente. Une fois ce truc passé, on se met en quête de nos affaires sur les tapis roulants qui… ne roulaient plus ! On a donc dû chercher un peu partout, pour voir qu’en fait ils avaient mit tout pleins de bagages dans un coin, dans le fond du terminal d’arrivée. Nos sacs sont bien là, le film plastique rose toujours dessus, pas de trous ou de choses suspectes, tout va bien

Bon, étape suivante, changer quelques euros pour pouvoir payer les taxis et l’hôtel du soir. Ici il vaut mieux changer au noir, on y gagne en Bolivars. Le taux normal de change serait pour 100 euros on a 500 bolivars. Ici au taux de change au noir, c’est 100 euros= 1000 bolivars. Donc on gagne quand même le double ! Il faut savoir aussi que la police est souvent dans le coup. Ici le mec qui a fait le change avec nous, a fait un signe à un policier qui touchera sans doute une commission dessus après.

Ensuite nous avons dû prendre un taxi parce que la navette de l’hotel ne nous avait pas attendue, vu qu’on a mit la blinde de temps pour sortir de l’aéroport… Du coup, on est arrivée à quasiment 3h du matin, on a donc fait le tour de l’horloge pour arriver à destination !

Un petit dodo de quelques heures et il fallait déjà repartir. Il n’y a pas grand-chose à voir à Caracas et en plus la ville n’est pas très sécure donc on n’a pas voulu s’attarder. La prochaine étape est Chichirivichi pour passer une journée dans le Parc National de Morrocoy, qui est une réserve naturelle protégée. Avant de prendre le bus pour Chichi, détour par l’aéroport national pour aller réserver nos billets pour la fin du voyages pour Los Roques (la perle des Caraïbes comme disent les livre). Ensuite trajet en transport en commun pour le terminal de bus. Et de là bus à plus grande desserte pour aller jusque Valencia (2h) et de là on a changé de bus pour aller jusque Chichi (2h30). Arrivée vers 17h30 sur place, la prochaine mission, trouver une posada pour passer la nuit. Ben oui, on avait oublié d’appeler pour en réserver une le matin ! Pour finir on a eu de la chance, il restait juste une chambre dans la première posada qu’on a faite. On est en plein dans la rue principale de Chichi, et on se croirait vraiment dans le carré un soir de St Nicolas ou de St Toré, avec les gens qui font du vomi partout en moins. Le temps pour nous de nous faire jolies pour sortir un peu et aller manger un bout, parce qu’avec le trajet, on a oublié de manger le midi. On trouve une petite pizzeria juste à côté de la posada tenue par un italien. La patronne parle français et est ravie de parler un peu avec nous. Sab l’avait déjà rencontrée lors de son premier voyage au Venez. On a bien mangé et on a même eu droit à un mojito maison, mais sans menthe parce qu’elle n’en avait plus. Le truc trop bon, avec beaucoup de citron et de la grenadine ! Après on a été se balader le long de l’embarcadère. Il y avait un petit marché artisanal bien sympathique. L’ambiance est un peu folle ici. Tous dans des gros pick-up avec des énormes baffles à l’arrière et c’est à celui qui mettra la musique le plus fort possible ! On assiste donc à un défilé incessant de grosses tutures dans la rue principale qui vont toutes se stationner sur un parking improvisé en face de la mer. Là les gens boivent et dansent. Même les petits gamins sont là à mover leur body. Après notre petit tour et notre échec à trouver un bar où goûter d’autres mojitos on est rentrée à la posada. Il est 22h, du coup une bonne et longue nuit de sommeil nous attend. Bon on entend la musique à fond de balle comme si on était dehors mais on est tellement crevette que la nuit ne peut être que bonne !

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